TOUR DU MONDE DU PAQUEBOT FRANCE DE 1972. DE VALPARAISO À NOUMÉA. PARTIE 3.

TOUR DU MONDE DU PAQUEBOT FRANCE DE 1972. DE VALPARAISO À NOUMÉA. PARTIE 3.

En mer, vers l’île de Pâques, le 1 Février 1972.

Lionel, Hélène et Jean mènent leurs vies de voyageurs…

Lionel à son poste de travail profite pendant cette traversée du Pacifique de continuer à pratiquer sa caméra et filme l’étrave du « FRANCE » comme nous l’avons rarement vu, le reste de l’équipage se repose à l’avant du navire et peut prendre le soleil.

L’île de Pâques est en vue et son accès même encore aujourd’hui reste très difficile. « FRANCE » va y rester deux jours…

Arrivée en vue de l’île de Pâques à bord du « LYRIAL » de la Compagnie Ponant.

« …Hier, on nous a donné des renseignements qui semblaient vouloir décourager le plus de monde d’aller à terre. On nous a parlé de la poussière, de la boue, des pluies subites, des cailloux coupants, des lèvres crevassées, de chevaux sauvages et de pistes infectes… Tout à l’heure en débarquant, j’ai le pressentiment qu’il fallait se dépêcher car on prenait des précautions étranges. Les vedettes décrivaient une longue courbe sur la mer et cherchaient un point précis pour franchir une très forte barre. Elles s’engageaient dans une passe très étroite à travers des rochers de lave noire aux crêtes coupantes, constamment battus de vagues énormes qui les recouvraient d’écume. On arriva enfin dans une crique où la Compagnie Générale Transatlantique avait fait aménager un petit port pour une vedette … ».

Lionel ne peut malheureusement pas débarquer…

L’île de Paques est un endroit fantastique respirant le mystère avec ses fameuses statues, pour les grands voyageurs c’est une destination incontournable du bout du monde… Il faut y rester plusieurs jours et rester à terre pour s’imprégner de la culture des Pascuans et du volcan Rano-Raraku.

Hélène et Jean ne pourront en profiter qu’une journée car ce 3 Février 1972, le temps se détériore très rapidement.

« …Tout le monde doit regagner le bord d’urgence ! … Les vagues passent parfois au dessus du quai… Et je constate que la barre est beaucoup plus haute que la veille et que les récifs sont invisibles sous l’écume. Les vedettes du « FRANCE » ne peuvent pas revenir nous chercher et le Commandant ordonne que nous embarquions dans un canot indigène conduit par un pilote Pascuan très expérimenté… Il scrute la passe et pique toujours tout droit vers les récifs et attend le moment qui suit pour faire un crochet autour des rochers… Nous arrivons près du « FRANCE » , une foule de passagers nous salue en agitant les mains comme si nous étions les rescapés d’un naufrage… Le dernier exploit reste à accomplir : monter de notre barque sur le navire. Nous sommes constamment soulevés et le niveau entre l’échelle et le bateau varie de deux à trois mètres… On retient notre barque avec une dizaine de cordes afin d’éviter que nous chavirions. Hélène passe à travers la barrière de l’échelle et arrive ainsi à la cinquième marche où elle est empoignée par les matelots… Nous sommes sauvés ! … ».

L’aventure existe même à bord du « FRANCE » et les débarquement périlleux parfois, mais encadrés avec toute la sécurité possible existent toujours. Je l’ai vécu à l’île de Pitcairn où « FRANCE » lui ne fera que passer (note MP).

Débarquement sur l’île de Pitcairn.
Débarquement sur l’île de Pitcairn.

« FRANCE » poursuit sa route et vous allez vivre les cérémonies du passage de la ligne…

« …Une longue rangée de victimes en maillots de bain, toutes peinturlurées et attachées à une corde, sont conduites par les gendarmes jusqu’au trône de Neptune et d’Amphitrite qui les jugent et leur infligent des punitions diverses. Il faut marcher à quatre pattes jusqu’au lieu de l’exécution et là, assis sur une planche, on les barbouille de jaune, bleu, rouge, vert, on leur casse des oeufs sur la tête, on les arrose de farine… On soulève la planche et on les projette dans un grand bassin installé sur le pont arrière avec des madriers et des bâches. Je ne croyais pas que le passage de la ligne puisse être fêté avec autant de gaîté ! … ».

Quarante ans après, nous vivrons un passage de la ligne inoubliable à bord du « BOREAL » de la Compagnie du Ponant, lors de sa première transatlantique vers les terres lointaines de l’ Antarctique. Nous étions 10 passagers alors, et tout le monde s’en souvient encore…

Un certain passage de la ligne à bord du « BOREAL« .

Place aux images !

Tour du monde du Paquebot « FRANCE » troisième partie.

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